Pétra n’est pas la seule merveille de Jordanie. Ni Jérusalem la seule ville de pèlerinage en Terre sainte. La Jordanie a été le lieu de passage des tribus remontant du Sinaï vers la Terre promise et le berceau des premiers chrétiens. En octobre dernier, trente-cinq pèlerins du diocèse de Toulouse ont mis leurs pas dans ceux de Moïse, Jésus et Jean le Baptiste en foulant ces terres du Levant. Découverte avec Cathy Le Blanc, responsable de la pastorale des pèlerinages de Toulouse.
Pourquoi avoir choisi la Jordanie comme destination de pèlerinage ?
J’avais déjà parcouru la Terre sainte jordanienne avec les directeurs diocésains de pèlerinages et cette destination m’avait beaucoup plu. La Jordanie est très riche patrimonialement et bibliquement. J’ai donc eu envie d’y emmener les pèlerins du diocèse de Toulouse. Beaucoup d’entre eux n’étaient jamais allés en Terre sainte.
Quelles ont été les visites les plus appréciées par les pèlerins ?
Le premier jour dans le désert du Wadi Rum, encore appelé Vallée de la Lune, a beaucoup marqué les esprits, ainsi que le mont Nébo, d’où Moïse contempla la Terre promise. La visite de la cité nabatéenne de Pétra a suscité l’émerveillement des pèlerins, ainsi que celle du site biblique de Béthanie, sur la rive orientale du Jourdain, lieu où Jean le Baptiste a baptisé Jésus selon l’évangile de Jean (1, 28).
Quels ont été les moments d’intériorité et de prière les plus marquants ?
Les messes à la basilique byzantine de Pétra et à Amman, le dernier jour, avec la communauté catholique de Jordanie. Les pèlerins ont aussi été très marqués par le renouvellement des vœux de leur baptême à Béthanie.
Quelles ont été les rencontres mémorables ?
L’engagement du guide est primordial dans un pèlerinage. Nous avons eu la chance d’être accompagnés par Zaid, notre guide musulman, un jeune maîtrisant parfaitement le français et très ouvert. Nos discussions ont été riches. Nous avons aussi beaucoup apprécié nos échanges avec le père Mario, d’origine italienne, arrivé à la paroisse Mar Youssef d’Amman en 2015. Il aide les femmes irakiennes réfugiées en Jordanie en leur proposant des formations en cuisine et couture. Il a aussi ouvert un restaurant, un des plus prisés de Djebel Amman.
Que retenez-vous de ce pèlerinage ?
Durant ce voyage, nous avons été émerveillés par l’hospitalité et la gentillesse des Jordaniens. Ils sont très respectueux des chrétiens. Pour illustrer mon propos, j’aimerais vous raconter une anecdote : à l’issue de chaque pèlerinage, je fais d’habitude un petit cadeau aux pèlerins. J’avais repéré des marque-pages dans une boutique d’Amman. Avec le guide, nous avons tenté d’en négocier le prix avec le vendeur. Lorsqu’il a compris que c’était pour offrir aux pèlerins, il a décidé de nous en faire cadeau. J’ai été très touchée par ce geste. Ce fut un pèlerinage très lumineux.




Propos recueillis par Fabrice Reinle





